Lundi 9 juin 2008
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Je ne suis pour ma part, pas foncièrement pour la parité hommes –femmes systématique, dans la mesure où celle-ci se base plus sur des quotas que sur de réelles compétences. Mais, elle a des aspects
positifs dans la mesure où elle oblige les entreprises à se remettre en question et à considérer davantage les qualités professionnelles féminines.
Car notre société évolue vite, les mentalités changent, et les femmes, autrefois considérées comme bonnes à : « élèves donc tes enfants et « tais-toi » (j’exagère juste un peu) ont petit à petit
pris leur indépendance et occupé des emplois de plus en plus pointus. Néanmoins, évolution ou pas, les hommes restant encore très machos (si, si !), et les postes d’encadrement très masculins, les
clichés demeurent et les peurs également. Peur de quoi ? une femme âgée entre 25 et 40 ans peut (c’est bien légitime) avoir des enfants ; dès lors il n’est plus possible aux yeux de nos cadres
supérieurs de leur confier des postes à responsabilité… (‘moindre accès aux postes d’encadrement et de direction pour les femmes') source Insee 2005.
Forcément, entre la grossesse où la femme est fatiguée et perd ses neurones, le congé maternité, et, le cas échéant, le congé parental…cela présente quelques risques d’absence répétées ou
allongées.. ;
sans compter les jours de maladie des enfants, les jours de grève des fonctionnaires où, pour compenser l’absence de la nounou (faute de transports) ou de la maîtresse (faute de taff), la femme
doit assumer et garder les enfants à la maison. D’ailleurs, les statistiques le prouvent, ('concilier emploi et famille reste une affaire de femmes, les tâches domestiques et familiales
étant inégalement partagées') cf rapport insee 2005.
Et pourtant, les femmes n’ont-elles pas démontré leur volonté à travailler ( ‘plus pour gagner plus ?’) et leur capacité à allier vie professionnelle et vie familiale ?
Pourquoi ne s’intéresse-t-on pas davantage aux qualités essentielles que demande le rôle des mamans ? organisation poussée, gestion des différentes activités de la maisonnée, priorisation des
tâches, anticipation des besoins, conciliation entre multi-personnalités, gestion des conflits, gestion du frigidaire, gestion du budget ( ?), gestion des repas ( !), gestion des vacances et des
temps libres..etc et capacité à s’ « oublier » pour ne penser qu’aux autres …(c’est beau, non ?)
Car, toujours selon l’insee, la limite entre la vie professionnelle et la vie familiale est beaucoup plus contraignante pour les femmes que pour les hommes, surtout pour celles qui vivent en
couple. Et au fur et à mesure que des enfants apparaissent au sein de la famille, les contraintes s’accentuent. Le taux d’activité régresse ainsi (passant de 83% à 58%) pour les femmes
ayant plus de 2 enfants dont un dernier de moins de 3 ans (toute similitude avec des personnes de mon (vôtre) entourage n’est pas fortuit !).
Les femmes ont donc le choix ( ?) de mettre entre parenthèses leur carrière professionnelle..tandis que l’homme, lui, trime !.. et la femme peut, en effet, s’octroyer des pauses pour élever ses
enfants…oui… Mais qu’il est difficile ensuite, de se remettre à la tâche, et de reprendre une carrière professionnelle, (une vraie), de travailler avec des horaires normaux, et de concilier en
parallèle, l’éducation de ses enfants !
car pour celà encore faut-il compter sur la confiance des employeurs et leur volonté de nous laisser toutes nos chances ..sans préjugés.
Libres de choisir les mamans … ? pas si sûr !
Par sandrine
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Publié dans : Actualité économique
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