Mardi 8 septembre 2009
2
08
/09
/2009
10:50
Depuis la rentrée, tout le monde en parle. Au cœur du débat, la baisse annoncée des fameux trimestres d’assurance retraite octroyés aux femmes à chaque enfant.
Un « bonus » accordé aux femmes pour compenser une retraite faiblarde due, notamment, à des interruptions de carrière liées à la maternité.
Petit récap : 1971 : Un complément de retraite pouvant aller jusqu’à deux ans de cotisation par enfant est accordé aux femmes dans le secteur privé.
Pour y avoir droit, selon le site dossier familial , les femmes doivent avoir assumé
la charge effective et permanente de leurs enfants.
Ce bonus, enfin, est accordé qu'il y ait ou non interruption d'activité.
De la rébellion dans l’air..
Mais la Cour de cassation, en se basant sur la Convention européenne des droits de l'homme qui proclame l'égalité homme-femme a récemment estimé ces majorations injustes pour les hommes ...qui
assument eux aussi la charge de leurs enfants ; certes..(tiens, pour une fois que les hommes ont quelque chose en moins..).
Argument qui se tient sauf si l’on considère les taux de retraite des femmes, généralement encore plus faibles que celles des hommes et ce pour les raisons suivantes :
-salaires des femmes inférieurs, avec diplôme et expérience équivalents
-travail à temps partiel plus répandu chez les femmes
-des interruptions pour congé maternité qui, non seulement pénalisent professionnellement les femmes mais les desservent en termes de calcul des indemnité journalières.
Les femmes en effet totalisent en moyenne 137 trimestres, contre 157 pour les hommes.
. «Si on prive les mères de famille de cette bonification de deux années, ce serait vraiment injuste car 66% des femmes, à la fin de leur carrière, n'ont pas le nombre de trimestres suffisants.
Elles ne peuvent donc pas avoir une retraite à taux plein», s'indigne Marie-Laure Dufrêche, Déléguée Générale de Sauvegarde des Retraites.
• Des solutions ?
La Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances recommande que soient prises en compte les indemnités journalières de maternité, au moins dans les cas où ce calcul est plus favorable
à l'intéressée.
Selon Notre Temps
Autre solution : réduire les durées de cotisation et le calcul des 25 meilleures années dont la durée oblige pour une carrière féminine, souvent plus courte que celle d’un homme (grossesses,
interruptions congés education, temps partiels) à prendre en compte des années de salaire à basse rémunération (donc mauvaise retraite).
Soit dit en passant, dans la fonction publique, on se base sur les 6 derniers mois !!..
"La discrimination entre hommes et femmes en termes de salaire et de déroulement de carrière est avérée. Donc, un traitement différent entre hommes et femmes se justifie " selon Marie-Jo
Zimmermann, députée UMP du Moselle et présidente de la délégation aux Droits des femmes et à l'égalité des chances,
Finalement, le seul cas où l’on pourrait justifier d’un ajustement équivalent pour les hommes serait lorsque ceux-ci prennent un congé parental, occultant en partie leur carrière
professionnelle, tout comme les femmes !
Quant à nous, pour l’instant, en gros,faites des enfants, bossez, éduquez-les et fermez là quand vous serez vieille !
Comme on n’a tjs pas inventé la maternité masculine, en attendant que nos hommes prennent la relève pour être enceints…on aura depuis longtemps atteint le stade de manger les pissenlits par les
racines. Quoique…on a bcp parlé sur la toile de Thomas Beatie américain, enceint et maintenant papa!! Oui je sais ça
laisse rêveur des trucs pareils….
.
Par sansan
-
Publié dans : news
-
3
-
Recommander