Mardi 10 novembre 2009
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Tout d’abord, un constat : la France ne s’y met décidément pas. Pour preuve : 6% seulement de télétravailleurs en France contre 25,4% aux Pays-Bas, 22,8% en Allemagne, en Finlande et au
Danemark et plus de 15 % en Italie et au Royaume-Uni.
Pourquoi cette frilosité.. ? ce n’est manifestement pas dans la culture française et dans nos techniques de management..ou encore par manque de clarté sur le sujet, l’encadrement juridique restant
encore très flou.
Selon ZDNET, des mesures incitatives ont été énoncées lors de la proposition de loi de juin dernier, allant
jusqu’à « 50% de réduction d’impôts sur ’une réduction d’impôt égale à 50 % des dépenses réalisées exclusivement pour mettre en œuvre ou améliorer l’utilisation des technologies d’information ou de
communication pour le travail à distance » .
Le profil type du télétravailleur :
Cadre, masculin, profil plutôt ingénieur mais pas seulement, à responsabilité intermédiaire.
Curieusement ce ne sont pas les femmes qui prédominent dans ce secteur, même si l’on peut penser que pour elles, c’est un moyen plus souple d’aménager ses horaires de travail avec le planning des
enfants.
Une enquête sur teletravailonline nous dit que l’on ne trouve pas de télétravailleurs parmi les ouvriers…ce qui paraît un peu normal ..comment faire
un job manuel sur un chantier autrement…avec la télédéportation peut etre.. ?
2 secteurs d’activités comptent davantage de télétravailleurs : les finances et les services aux personnes. Pas étonnant d’ailleurs avec le développement de la téléassistance, notamment.
Mais le télétravailleur fait-il semblant de bosser ..ou travaille-t-il pour de vrai ?
Il semblerait
que si le télétravail apporte une certaine souplesse dans l’organisation de ses tâches et un gain de temps sur les transports..beaucoup ont le sentiment de travailler plus sans que cela se voit
!..et pour cause, puisque au final, seul le résultat compte. Adieu donc la reconnaissance (s’il en est..) des heures sup passées à plancher sur un dossier chaud.
Bon, mais à l’inverse, si le boulot est fait –et bien fait-rapidement..cela dégage du temps libre pour le télétravailleur sans qu’il entende, en partant à 18h, le sempiternel « ah..tu prends ton
après-midi.. ? »
Enfin, les télétravailleurs s’intègrent bien dans leur entreprise en règle général, pouvant comme les autres, suivre des formations ou demander une augmentation sans sentir une réticence
particulière…ce qui tendrait à démontrer une certaine ouverture d’esprit finalement, ou tout simplement un cadre juridique précis sur ce point là au moins.
Néanmoins, peu d’entreprises recourent encore au télétravail..et peu de salariés se lancent. Il est vrai que ce mode de travail ne convient pas à tout le monde.
Il n’empêche…quand on pense que l’on passe ses journées au taff avec des collègues que l’on n’ a pas choisi…ce serait peut être le moyen de se passer de certains..sans passer à côté de son job
!
http://www.andt.org
http://www.aidemploi.com/
http://www.teletravailonline.com/les-chiffres-cles.html?98e06e2526213d55db45d3c38211baa3=32932814bb7a898c93a13e2df0a0ae3b
http://www.lefigaro.fr/lentreprise/2009/04/27/09001-20090427ARTFIG00564-le-teletravail-seduit-les-employeur
http://www.distance-expert
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/
Par sansan
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Publié dans : télétravail
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Bise
1: il semble que l'un des freins au développement du télétravail en France soit, faute de création de télécentres, la méfiance vis à vis du travail à domicile,lieu incontrôlable pour une entreprise.
2 : vous avez fait en effet des propositions en matière de télétravail pour les femmes, afin de faciliter leur accès à l'emploi notamment lors de la venue d'un enfant.
Je pense que nombre de parents seront intéressés en effet par vos actions.
Gérard VALLET
Président de l'ANDT (Association Nationale pour le Développement du Télétravail - fondée en 1994).